QUI BÂTIRA LA VILLE DE DEMAIN ?

Publié le 22 Mars 2017

QUI BÂTIRA LA VILLE DE DEMAIN ?

Sur le terrain d’1,179 ha qu’occupait le CFA, le Groupe Pichet - après de nombreux rebondissements - a obtenu marché et permis de construire. C’est un projet de 180 logements qui verra le jour après diverses tranches de travaux de démolition/construction avec livraison prévue en 2018. Dans une publi-info (Sud-Ouest Juin 2016) le promoteur nous informe que :

« C’est au 35 boulevard Albert 1er, au sud du quartier Nansouty, que la résidence du Square Albert Premier dévoilera ses lignes […] Le Square Albert Premier proposera des prestations de standing […] C’est ce qui nous permettra d’offrir aux résidents de nombreux espaces libres associés à une qualité paysagère de cœur d’îlot. Et c’est sans compter la situation privilégiée du programme, avec l’hyper-centre de Bordeaux accessible en quelques minutes à pied »

Apprendre que nous étions à quelques minutes à pied de l’hyper-centre de Bordeaux a provoqué en nous une franche hilarité. Il est vrai que du point de vue d’un potentiel investisseur parisien…

Ce qui nous fait nettement moins rire c’est la perspective des inévitables automobiles supplémentaires en stationnement alentour, la question de la scolarisation des enfants dans une école de proximité surchargée, inaccessible à pied ou à vélo en toute sécurité…car 180 logements, ça fait du monde… du monde qui se déplace, du monde qui va à la crèche, à l’école, fait du sport, des courses, bref du monde qui vit.

« D’un point de vue architectural, le traitement des toitures en pente ou le recours à la brique, rendront hommage à l’histoire du site. La cheminée en briques rouges, héritage emblématique du site, sera conservée à des fins esthétiques »

Que le projet plaise ou non, reconnaissons qu’il a fait l’objet d’une recherche architecturale absente des résidences qui ont fleuri dans notre quartier ces dernières années.

Nous lisons encore dans cet encart publicitaire : « L’utilisation de matériaux pérennes […], et la création de nombreux espaces naturels partagés permettront de répondre à ce besoin. »

Sans doute devrions-nous nous munir d’une loupe car sur le projet, ces « nombreux espaces naturels partagés » ne nous sautent pas aux yeux.

Effectivement, nous demandions des jardins à partager avec des riverains.

Quant à la promesse de projet ouvert sur le quartier que nous avons défendu bec et ongles - promesse réitérée par Pichet et confirmée par la mairie lors de la réunion de présentation du projet aux habitants - elle risque de partir aussi en fumée, car ne soyons pas naïfs, à plus ou moins long terme la future copropriété sera close, accessible par un code d’accès comme à la résidence Liotard.

Si, ainsi qu’un cadre du groupe nous l’a affirmé les yeux dans les yeux « les promoteurs ne sont pas là pour construire la ville de demain » (sic), si nos édiles nous renvoient souvent dans nos 22 m en nous affirmant qu’ils ont fait le maximum de ce qui était en leur pouvoir, si les citoyens engagés hurlent dans le désert, alors qui fera cette ville de demain, humaine, durable, respirable et accueillante ? Si vous avez la réponse, n’hésitez pas à nous l’envoyer sur cauderes@gmail.com. (Voir ou revoir le projet porté par l’association dans les gazettes n°29 et n°30 ou sur notre blog : www association. Cauderes.overblog.com)

Rédigé par Association Cauderes

Publié dans #historique du quartier

Commenter cet article